Pourquoi loger ses parts de SCPI au sein d’un contrat d’assurance-vie ?

Investir en SCPI présente des atouts indéniables pour rentabiliser et sécuriser son épargne. Au vu des avantages patrimoniaux, financiers et fiscaux qu’il représente, ce produit d’épargne fait figure de support exemplaire pour les investisseurs à la recherche de profit et de stabilité.

La souscription de parts de SCPI offre en outre une multitude de possibilités pour répondre à des objectifs variés. Grâce aux différents types de SCPI, les acquéreurs potentiels sont à même d’orienter leurs capitaux vers des formules qui s’alignent avec leurs stratégies. Qu’ils optent ainsi pour le rendement, la fiscalité ou la plus-value, la diversité de la pierre-papier laisse le choix aux souscripteurs d’appréhender plusieurs cibles tout en se focalisant sur un seul placement.

Cela dit, qu’en-est-il de ses avantages lorsqu’ils sont combinés à ceux de l’assurance-vie ? Connaissant les qualités de chacun de ces supports, l’intégration des parts de SCPI dans un contrat d’assurance-vie est en toute certitude la combinaison idéale pour optimiser ses objectifs.

L’on ne s’attardera pas cependant à citer les avantages de l’un et de l’autre. Mais une chose est sure, loger ses parts de SCPI au sein d’une assurance-vie est une source de profits incontestable en matière de valorisation de capital, de revenus et de fiscalité.

SCPI en assurance-vie : fiscalité et rendement optimisés

Notons au début que les points forts de cette fusion reposent le plus largement sur les bénéfices fiscaux accordés par l’assurance-vie. Sachant que l’investissement en direct dans les SCPI implique une soumission à la fiscalité des revenus fonciers (prélèvement sociaux + impôt sur le revenu), l’impôt dû à la Fisc peut être conséquent surtout si la tranche marginale d’imposition est élevée. Au final, si une SCPI sert un rendement de 4,65% net d’impôt, celui-ci ressort à 1,625% pour une TMI à 45%.

En revanche, la SCPI lorsqu’elle est hébergée dans une assurance-vie bénéficie de la fiscalité de cette dernière, donc plus favorable que celle réservée à une détention directe. En temps ordinaire, les revenus non encaissés ne sont pas imposables à l’impôt. L’assuré a toutefois droit à un retrait annuel de 4.600 euros d’intérêts pour une personne seule et 9.200 euros pour un couple mais ne sont pas imposés. Au-delà de ces valeurs, l’excédent est taxé à 7,2%. S’il décide de faire des retraits à la huitième année, les revenus sont très peu fiscalisés. En conséquence, le rendement est faiblement affecté pour les deux cas de figure. Pareillement pour la performance globale du montage.

En cas de décès, la fiscalité est tout aussi bénéfique que celle appliquée dans le cadre d’une succession. Tout comme les sommes placées dans le contrat d’assurance, les parts de SCPI sont elles aussi transmissibles aux bénéficiaires tout en profitant d’une fiscalité généreuse.

Un montage adapté pour valoriser son capital

Le souscripteur a le choix de ne pas retirer ses revenus, y compris ceux qui sont encaissables dès les premiers mois de la souscription des parts. Mais s’il le fait, il ne devra pas attendre plusieurs mois pour pouvoir les toucher. Le délai de jouissance est normalement de 1 à 2 mois (avec le mois de renonciation imposé par la campagnie d’assurance). De même, la date de perception des revenus n’est pas fixée de façon régulière. L’assuré peut en recevoir et planifier des rachats à tout moment. Cela offre donc une meilleure liquidité contrairement à l’investissement direct surtout que les revenus sont réinvestis systématiquement en parts de SCPI.

Toujours en termes de fiscalité, la revente de parts de SCPI dans un contrat d’assurance-vie n’est pas taxée si l’opération a lieu à l’intérieur du contrat même, c’est-à-dire lorsque les parts sont réinvesties dans une autre SCPI. Si les fonds sont retirés du contrat, la plus-value est taxée à 7,5% au-delà de huit ans.

En ce qui concerne les conditions d’acquisition, elles sont meilleures que celles d’un achat en direct. Les prix des parts (avec une décote de 2 à 2,5% du prix standard) comme le minimum de souscription sont rabaissées (jusqu’à 75 euros par SCPI) pour faciliter de mieux en mieux l’accès aux SCPI.